Et si demain les drones volaient tels des oiseaux ?

Et si demain les drones volaient tels des oiseaux ?

Catégories

Social & Culturel
  • Urbain

Mots-clés

  • drone
  • innovation

Et si demain les drones volaient tels des oiseaux ?

Publié le:
8 mars 2017
Date de l'événement:
Mercredi, 8 mars, 2017 (Jour entier)

La société marseillaise Xtim, qui a inventé le Bionic Bird, veut aller plus loin

Économie - Marseille : et si demain les drones volaient tels des oiseaux ?

Edwin Van Ruymbeke, à la tête de la société Xtim. La start-up emploie trois personnes et réalise un chiffre d'affaires de 500 000 € avec trois produits. Et ce n'est qu'un début.PHOTO G.R.

Bienvenue dans l'univers d'Edwin Van Ruymbeke. À la tête de l'entreprise marseillaise Xtim dont le siège est à la Pointe-Rouge (8e), il marie le rêve de voler comme un oiseau à celui qu'a l'inventeur de révolutionner ce qui paraît pourtant irrémédiablement établi. "Moi, je pense que voler avec des hélices comme un hélicoptère ou un drone classique, c'est certes intéressant, mais on plafonne et il y a des limites. Le battement des ailes est une autre voie, une complexité qui m'interpelle. Je suis sûr qu'il y a une alternative à trouver à ce qui existe et c'est en cela que je m'intéresse au biomimétisme."

L'ingénieur marseillais, dont les compétences en aéronautique sont avérées, a de qui tenir. Son père en effet et avant lui son grand-père, avaient eux aussi sacrifié à cette fascination. Laquelle avait alors donné naissance à Tim Bird. Un oiseau qui déjà battait des ailes et se propulsait grâce à la torsion d'un élastique. Le jouet, que l'on trouve parfois encore dans le commerce, vendu à 20 millions d'exemplaires dans le monde, a connu un fabuleux succès. "Mais il me fallait aller plus loin. On a débuté avec un modèle radio commandé, l'Avitron, qui déjà ouvrait quelques perspectives, narre Edwin. Mais c'est avec la montée en puissance des smartphones, l'apparition des moteurs coreless(sans noyau, Ndlr) qui font marcher les vibreurs et les progrès réalisés dans les batteries au lithium polymère, qu'il est devenu possible d'aller plus loin que l'Avitron pour basculer dans le monde des objets connectés et des drones. Il est devenu possible de faire des objets beaucoup plus légers et plus maniables, dotés d'un bon rendement énergétique."

Imaginé sur le papier durant des années, le Bionic Bird tout en composites élastiques pouvait donc prendre forme. Avec un corps d'à peine 10 grammes et des ailes d'un demi-gramme chacune, commandé depuis un smartphone, il a pu grimper jusqu'à une centaine de mètres et pousser des pointes à 20 km/h, tout cela en 8 minutes de démonstration. "Sitôt réalisé, il a volé au-delà de mes espérances", avoue Edwin. Pour le recharger, rien de tel qu'un chargeur en forme d'oeuf. Design oblige.

Mais au sens de son concepteur, le Bionic Bird n'est encore qu'un gadget. Le point de départ de nouvelles recherches qui doivent amener la société Xtim à avancer dans le biomimétisme. "Nous travaillons déjà sur un prochain modèle. Un prototype pourrait voir le jour dans le courant de cette année. Il va nous falloir des moyens, nous allons nous adresser à des investisseurs." Avec au bout peut-être, un drone furtif, capable de voler comme un oiseau. L'idée lui a permis de nouer des contacts au CES de Las Vegas (salon de l'innovation en électronique), où Xtim a été retenue parmi les 500 start-up les plus prometteuses au monde.

Cliquez ici pour avoir plus d'informations sur le drone My bionic bird

Et si demain les drones volaient tels des oiseaux ?