Un laboratoire à ciel ouvert sur Montréal

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Un laboratoire à ciel ouvert sur Montréal

Vice-Président - Technologies et produits, Ingénierie , Vidéotron,
Vidéotron

Volets du QI

Urbain

Mots-clés

  • laboratoire connecté
  • création
  • Projet
  • innovation
  • environnement

Un laboratoire à ciel ouvert sur Montréal

Publié le:
24 janvier 2017
Date de l'événement:
24 janvier 2017

Face aux exigences des consommateurs, à leur recherche accrue de mobilité ou encore aux changements d’économies, les grandes entreprises doivent toujours être plus créatives pour séduire leur clientèle. Traditionnellement, ces dernières basaient leurs futures innovations sur des études de consommation. Est-ce suffisant aujourd’hui pour répondre aux intérêts des consommateurs de demain ? Pour Vidéotron, la réponse est non. C’est pourquoi l’entreprise a décidé de s’engager dans le premier laboratoire connecté à ciel ouvert au Canada, en partenariat avec l’ÉTS, Ericsson et le Quartier de l’innovation.
 

Un laboratoire de vie intelligente

Éclairages intelligents, localisateurs de places de stationnement disponibles, bornes Wi-Fi pour se repérer à travers la ville, etc. Pour concrétiser le rêve de la ville numérique de demain, il faut commencer par impliquer les citoyens afin de mieux comprendre leurs besoins et leurs intérêts. Comment améliorer leur qualité de vie et répondre à leurs exigences? Voilà des questions que M. Serge Legris, Vice-Président - Technologies et produits, Ingénierie chez Vidéotron, et son équipe se sont posées. 

« Pour des télécommunicateurs comme nous, la plupart du temps on va tester des nouvelles technologies dans un laboratoire conventionnel, c’est-à-dire entre quatre murs. On se demandait s’il était possible d’identifier un environnement diversifié qui pourrait servir de banc de test, mais dans un contexte beaucoup plus réaliste et suffisamment fort pour intéresser à la fois une communauté universitaire, de startups et d’affaires. » nous explique monsieur Serges Legris, lors d’une entrevue téléphonique.

De par son mandat, le Quartier de l’innovation devient alors le terrain de jeux idéal et le point de rencontre évident entre ces divers milieux : « On y retrouve un échantillon suffisamment grand qui inclut une diversification des milieux : un milieu universitaire, une artère commerciale, un secteur industriel et un secteur résidentiel. »

Offrir de meilleurs services

L’objectif d’un tel laboratoire est de mieux comprendre les habitudes et envies des consommateurs afin d’identifier les projets porteurs et, par extension de permettre l’installation de nouvelles structures répondant  aux nouvelles pratiques dans l’utilisation  des services de télécommunications. 

Où et qui ? Les premiers participants sont les étudiants des résidences universitaires de l’ÉTS. Comment ? Par l’installation de différents capteurs dans l’environnement (caméras, capteurs de mouvements automobiles et de mouvements pédestres, capteur de températures, objets connectés, etc.). « On parle d’enrichir l’environnement de capteurs qui viendront augmenter les sources d’information qui pourront être utilisées par une communauté de développeurs qui vont pouvoir utiliser ces informations supplémentaires pour le développement d’applications plus personnalisées ou plus communautaires par exemple. »

Grâce à cela, Vidéotron souhaite identifier les services de prochaine génération grâce aux « feedbacks » des étudiants. « Est-ce que cela vient faciliter leur vie ? L’enrichir ? Ou le contraire ? » expose M. Legris.
 

« Mon souhait c’est d’arriver à identifier les services et télécommunications de demain »

Si le projet est encore en phase d’identification et d’exploration des besoins, M. Legris dénote déjà une modification des tendances de consommations telle que la diminution des attraits pour la téléphonie câblée ou encore une augmentation de l’intérêt pour l’indépendance du lieu et du moment.

En effet, les consommateurs souhaitent avoir accès à tout leur contenu non seulement en mobilité, mais ils souhaitent surtout avoir accès « au contenu qu’ils ont normalement à l’intérieur des 4 murs de leur maison en tout temps. Ils souhaitent pouvoir, de façon transparente, amener cette information-là avec eux ».

Le laboratoire permettra de récolter de nombreuses données sur le mode de vie des étudiants des résidences de l’ÉTS afin de mieux comprendre le déplacement de la perception de « valeurs » et d’identifier les services à valeur ajoutée. Et la cerise sur le sundae est, qu’en s’associant avec plusieurs startups de Montréal, des applications seront développées quasiment en même temps que les besoins seront identifiés!

« Mais nous, on veut aller plus loin que cela et enrichir toute l’expérience télévisuelle, on parle aussi de réalité augmentée et virtuelle; comme développer l’intérêt des gens en déployant le bon type d’infrastructure afin de créer une valeur pour ces derniers. » ajoute M. Legris

Alors soyons prêts découvrir les maisons et les applications de demain où les lumières s’allumeront seules, le chauffage se règlera à la bonne température et l’arrosage se déclenchera automatiquement dès que la terre aura besoin d’eau.