Le commerce électronique au Québec

Le commerce électronique au Québec

Christian Wopperer
Vice-Président du Département de 'Sales Intelligence' ,
Centre d'entreprises et d'innovation de Montréal (CEIM)

Volets du QI

Industriel

Mots-clés

  • Big Data
  • commerce électronique
  • magasinage en ligne

Le commerce électronique au Québec

Publié le:
25 avril 2017
Date de l'événement:
25 avril 2017

La technologie bouleverse le commerce de détail. Depuis 20 ans déjà des entreprises comme Amazon ont développé les premiers sites de commerce électronique. Cependant, certains croient qu’il suffit d’afficher leur magasin sur Internet pour réussir. Erreur ! Utiliser les mêmes artifices marketing et le même plan d’affaires, c’est là que le bât blesse. Vous risquez de ne pas obtenir le succès escompté.

Votre modèle d’affaires changera, ce qui signifie que :

  • - Votre proposition de valeur va changer.
  • - Votre relation client sera transformée dans les moyens et dans les faits.
  • - Votre segment de marché évoluera pourvu que vous gardiez votre magasin physique. Il ne devra pas se cannibaliser avec votre commerce en ligne ; vous devrez offrir des articles autres que ceux proposés dans l’un et dans l’autre.
  • - Vos ressources vont changer aussi.
  • - Vos coûts de logistique vont évoluer.
  • - Vos revenus et vos profits devraient aussi avoir d’autres ratios.

Éléments clés pour le magasinage en ligne

  • - L’instantanéité de l’offre.
  • - L’aspect des applications mobiles devra être intégré pour attirer aussi le consommateur dans l’espace virtuel.
  • - Cesser de penser uniquement « consommateur ». Intégrer les partenaires et utiliser le big data à bon escient (cibler aussi les médias sociaux), viser une clientèle non atteignable avec le magasin physique.
  • - Revenir à la base de l’offre et la demande et ne craindre la concurrence. Jouer la carte de « la valeur ajoutée et la distinction ».
  • - La référence des clients : les clients satisfaits en parleront à leur entourage et référenceront le magasinage en ligne.
  • - Instaurer des programmes de loyauté pour que les clients bénéficient automatiquement de promotions personnalisées.

Comment s’y prendre pour que le magasin physique continue à prospérer ? Il est essentiel de procéder à une introspection de son modèle d’affaires. Pour ce genre de magasin, Il existe aujourd’hui des outils intéressants pour demeurer profitable et continuer à opérer. Soyez rassurés, il existe au Québec des entreprises qui sont en mesure de vous aider, entre autres :

  • Programme de loyauté 2.0
    Les clients se sentent légitimement mieux traités que la moyenne, tandis que les compagnies profitent d’une mine d’or de données sur les habitudes d’achats de leur clientèle.
  • Géo-localisation 
  • - L’installation de technologies Beacon 
    Afin d'élaborer des scénarios destinés à engager la conversation avec le client dans le point de vente. Cette géo-localisation intérieure permet d'une part d'attirer les passants à l'intérieur de la boutique, de distribuer des coupons électroniques dans les rayons du magasin ou même du présentoir et même de mettre en place un système de paiements à distance à la sortie de la boutique.
  • - Du SEO
    Avec un site Internet qui permet d’accueillir et surtout d’attirer votre clientèle dans votre magasin.
  • - Des badges pour jouer afin de gagner une expérience client. 

Selon le CEFRIO, le magasinage en ligne fait partie des habitudes des consommateurs partout à travers le monde. Les données d’enquête du CEFRIO3 révèlent qu’au Québec, en 2014, c’est 49,4 % de l’ensemble des adultes et plus de 65 % de ceux dont le revenu familial annuel est de 60 000 $ et plus qui ont fait au moins un achat en ligne durant l’année. Toujours en 2014, ces cyberacheteurs ont dépensé un montant moyen de 292 $ mensuellement, ce qui permet d’estimer les dépenses en ligne des adultes québécois à 6,6 milliards de dollars en 2014. Cependant, les entreprises du Québec tardent à adopter le commerce électronique, et ce, particulièrement chez les entreprises de moins de 100 employés. En effet, seulement 12,3 % des entreprises des secteurs de la fabrication, du commerce de gros, du commerce de détail et des services, et seulement 14,5 % des entreprises du secteur du commerce de détail...

On oublie très souvent que, contrairement à ce que l’on serait porté à croire, c’est le commerce interentreprises (B2B) qui est le moteur significatif des échanges d’affaires électroniques au Canada. Sujet intéressant pour mon prochain article !

Sources : http://www.statcan.gc.ca
http://www.cefrio.qc.ca/publications/transformation-organisationnelle/indice-du-commerce-electronique-au-quebec-volet-entreprises

Le commerce électronique au Québec