La tour d’aiguillage de Wellington: premier centre dédié à l’urbanité

La tour d’aiguillage de Wellington: premier centre dédié à l’urbanité

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Urbain
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Mots-clés

  • Projet
  • tour d’aiguillage
  • patrimoine
  • Montreal
  • transformation

La tour d’aiguillage de Wellington: premier centre dédié à l’urbanité

Published on:
4 avril 2017
Date de l'événement:
Mardi, 4 avril, 2017 (Jour entier)

Pour l’instant, c’est une ancienne tour d’aiguillage ferroviaire, vide, où s’accumulent la poussière et les graffitis. Mais le projet de la Ville de Montréal pour cette friche de 5000 pieds carrés située au 1230 rue Smith dans le Quartier de l’innovation (QI) met l’eau à la bouche: un espace dédié à l’urbanité pour tous, dont l’ouverture est prévue en 2018.

Crédit: Vue projetée "non contractuelle / définitive " (réalisées en 2015)

Crédit: Karen Won

Revenons quelque peu en arrière. En 2013, la ville de Montréal lance un appel à idées auprès d’organismes culturels à but non lucratif pour proposer un projet de requalification en équipement culturel, d’occupation et de programmation pour cette ancienne tour d’aiguillage du CN vacante depuis des dizaines d’années. En 2014, Ateliers Créatifs Montréal et le collectif Manœuvres s’associent et soumettent un projet inédit qui fera revivre ce lieu patrimonial qui s’inscrit dans une mouvance internationale de réappropriation de la ville par les citoyens et les artistes. 

« Oui, une ville comme Montréal doit répondre à des enjeux d’attractivité internationale, on constate aussi un retour à l’échelle locale. Les citoyens s’impliquent de plus en plus dans leur ville pour transformer leurs quartiers, leurs rues. » explique Pauline Butiaux, chargée de développement. «  Nous rêvions d’avoir un lieu unique qui cristallise toutes ces envies de réinventer la ville ensemble. »

Leur projet est retenu. On est en juillet 2015.

La nouvelle tour à la loupe


Crédit: Vue projetée "non contractuelle / définitive " (réalisées en 2015)

Concrètement, ce nouvel espace dédié à l’urbanité proposera un espace de 5000 pieds carrés divisé sur 3 niveaux:

  • - Au rez-de-chaussée, on retrouvera un café bistro associé à un espace d’accueil en accès libre. De mai à octobre, une terrasse ouverte sera également installée sur la promenade Smith.
  • - Au 2e étage se dressera un espace collaboratif de travail modulable avec des cloisons mobiles « On veut décloisonner les silos professionnels et offrir un espace « neutre » de rencontre et de travail aux artistes, entreprises, universitaires, etc. »
  • - Le 3e étage sera dédié à la diffusion d’art visuel avec des expositions qui croisent art et urbanité. Et quand il n’y aura pas d’expositions, ce lieu pourra servir pour des conférences, des ateliers, la projection de films, de location évènementielle, etc.
  • - Et pour le toit alors? « Sur le toit on aimerait qu’il y ait une partie qui soit plantée pour y faire pousser quelques légumes et plantes aromatiques qui pourront être utilisés par le restaurateur. »

Mme Butiaux nous confie cependant que la programmation débordera des murs de la Tour.
« On peut dire qu’il y aura une programmation dans les murs, sur les murs et hors les murs puisqu’on a vocation à animer aussi un peu la promenade Smith et ses alentours. Ce qui nous donne une superficie supplémentaire d’action et un territoire d’expression plus large que la simple superficie de la tour. »

Un centre névralgique


Crédit: Étienne Coutu Sarraz

La Tour d’aiguillage offre un emplacement de rêve. Bâtiment historique qui rappelle les origines du quartier, elle est localisée au bord du Canal Lachine; un lieu rassembleur et prisé par les habitants du quartier pour marcher, courir ou faire du vélo. Derrière elle se trouve, un ancien pont tournant métallique qui ajoute du caractère à ce paysage charmant. Et comme un bonus, « la promenade Smith qui a été refaite et qui est magnifique. On aime aussi ces trains qui passent derrière la tour et qui donnent tout un environnement sonore ».

Mme Butiaux confirme que le QI est en pleine mutation et nous confie qu’elle et son équipe ne souhaitent pas être un nouveau joueur qui travaille dans leur bulle. Au contraire. « On pense que plus il y a de ponts qui se font entre les organismes et les différents acteurs et plus on est fort, percutant et pertinent. » Pour elle, le QI est « un acteur incontournable », avec un vrai rayonnement. « Le QI fait le trait d’union entre plusieurs acteurs, car il a un très gros réseau. »

Créer une synergie autour du projet de façon anticipée

Trois ans, cela peut sembler long. Pour impliquer les citoyens, Mme Butiaux et son équipe ont décidé d’aller à la rencontre des citoyens pour faire connaître et pour co-construire leur projet. Concrètement, cela s’est manifesté l’an passé sous la forme d’un événement de 3 semaines intitulé « place au chantier » durant lequel le public a pu voir s’ériger sous ses yeux un petit pavillon réunissant une quarantaine de designers, d’architectes et artistes. Tables rondes, mini-projections sur l’histoire du quartier, visite de la tour, et autres animations se sont succédées. « En étant sur place, les gens sont curieux, ils s’arrêtent, posent des questions et de là se crée la rencontre. » L’occasion parfaite de parler du projet. 

À ceux qui n’étaient pas là l’année dernière, bonne nouvelle! L’événement sera reconduit cette année du 22 juin au 16 juillet, mais cette fois sous le nom Place à la tour!

Pour plus de renseignement sur le projet, veuillez contacter Pauline Butiaux à l’adresse suivante : paulinebutiaux [at] gmail.com 

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