École la Nouvelle Vague : le plaisir d’aller à l’école

École la Nouvelle Vague : le plaisir d’aller à l’école

Volets du QI

Social & Culturel

Mots-clés

  • école
  • bilingue
  • innovation

École la Nouvelle Vague : le plaisir d’aller à l’école

Publié le:
6 février 2017
Date de l'événement:
6 février 2017

Une nouvelle école maternelle et primaire bilingue s’implante dans le Quartier de l’innovation. Apprentissage théorique, apprentissage pratique, innovation et entrepreneuriat sont au cœur de son programme. Rencontre avec la directrice de l’école la Nouvelle Vague, Marie-Andrée Malette, qui croit fondamentalement que les enfants peuvent être heureux de se lever le matin pour se rendre à l’école.

Combler un manque

Résidente de l’arrondissement Ville-Marie, Mme Malette cherchait une école maternelle pour ses jumeaux. « Impossible de trouver une école bilingue, qui ne coûte pas les yeux de la tête, dans le centre-ville de Montréal », nous explique-t-elle.

À cette époque déjà, elle avait une idée claire de ce à quoi ressemblerait l’école de demain. Suite à plusieurs coïncidences fortuites, elle rencontre madame Drinali qui possède vingt ans d’expérience en gestion de collège. Elle réalise qu’avec ses aptitudes liées à celles de sa collègue, elles peuvent se lancer dans le défi de cette école. La Nouvelle Vague est née.

La recherche d’un lieu débute.
« On a ciblé le Quartier de l’innovation à cause du cachet de son architecture, de son avancée en innovation et du manque d’écoles pour les petits ». En effet, beaucoup de jeunes couples qui s’installent dans le coin déménagent quand arrive leur premier enfant.

Après plus d’un an de recherche, les deux associées trouvent enfin un emplacement. On est en 2015. La propriétaire du 938 Saint-Maurice avait elle aussi une vision spécifique pour sa bâtisse et ne voulait surtout pas qu’elle soit détruite, ni convertie en hôtel ou condos. Le projet de l’école la charme immédiatement !

Une vision « pratique » de l’enseignement

« Le but pour nous est que chaque élève ait le goût d’apprendre. », nous explique Mme Malette. Et c’est justement ce qui différencie la Nouvelle Vague. Leur valeur maîtresse est l’inclusivité. Ici, vous croiserez chaque jour un personnel de soutien, composé d’une psychoéducatrice, d’un orthophoniste ou encore d’un ergothérapeute. Ils sont employés à temps plein et vont de classe en classe pour aider et accompagner les enfants qui en ont besoin.

Mais pour Mme Mallette l’inclusivité va plus loin. En effet, dans la deuxième phase du projet, les classes pourront accueillir des enfants avec un handicap physique (en chaises roulantes par exemple), ou encore atteint d’un handicap visuel ou auditif puisque les équipements sont pensés en conséquence. Ils ont d’ailleurs déjà reçu des demandes d’inscription pour des élèves de petite taille. « Les aménagements ne sont pas adaptés pour eux dans les autres écoles du secteur public ou privé. »

La Nouvelle Vague se vante aussi de sa « concentration en sport ». Les enfants pratiquent une heure de sport obligatoire par jour; en plus des récréations et de l’heure du dîner. « On s’est rendu compte que les enfants qui bénéficiaient d’au moins 1h de sport par jour, avaient une plus grande concentration et leur énergie était canalisée. » Les enfants pratiquent la natation, le patin, le hockey, la gymnastique, etc. dans des installations partenaires du quartier.

L’institution est entièrement bilingue. On y enseigne l’anglais et le français dès la maternelle. En fin de journée, les élèves font tous leurs devoirs en classe. « Et à quelques reprises, les plus vieux vont travailler avec les plus jeunes pour les aider. »

L’innovation dès la maternelle

« Les enfants demandent souvent : pourquoi j’apprends ça ? Ça va me servir à quoi ? » S’ils ne voient pas la raison concrète derrière l’apprentissage théorique, ils perdent souvent leur concentration ainsi que leur intérêt. L’enseignement ne devrait-il pas être plus concret ? « Ce qui fascine tous les enfants, c’est la science, la robotique, ainsi que tout ce qui touche l’innovation. » C’est ce qui a amené la Nouvelle Vague à créer des ententes avec l’ÉTS (École de technologie supérieure) et des partenaires du Quartier de l’innovation (QI). Par exemple, chaque semaine, les élèves ont un cours de science qui inclut un volet robotique et innovation. 

« J’ai vu beaucoup d’enfants qui, lorsqu’on leur expliquait la raison pour laquelle l’apprentissage des fractions était important (par exemple pour construire un robot, un pont, etc.) acceptaient de faire des efforts. C’est parce qu’ils avaient compris le pourquoi ».

L’école va même plus loin en créant un programme qui intègrera les matières obligatoires dans un projet annuel d’innovation ou de sciences comme la création d’un village, la construction d’un pont, etc. Au travers de ce projet, les enfants devront mettre à l’épreuve leur apprentissage de la lecture, des calculs, etc. La partie théorique prendra part à une partie concrète. « De faire partie intégrante du QI, nous allons pouvoir réaliser ce programme en collaborant notamment avec des entrepreneurs ou des étudiants de l’ÉTS » Le but est que les enfants voient, chaque semaine, la progression tangible de leur projet.

Rendre à la communauté

L’école la Nouvelle Vague a de l’ambition puisque dans sa deuxième phase d’agrandissement, prévu entre 2018 et 2019, elle compte créer ses propres installations sportives en construisant, entre autres, une patinoire, un gymnase et d’autres terrains de sport installés sur le toit de leur deuxième bâtisse. Mais « on veut aussi partager nos installations sportives avec la communauté pour que les enfants du quartier puissent aussi y avoir accès en dehors de nos heures scolaires. »

Bonheur, plaisir, sport, créativité, épanouissement, bien-être… L’école la Nouvelle Vague accueille ses premiers étudiants aux sourires radieux depuis septembre 2016. Serait-elle en train d’inventer l’école de demain ?

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