24h hors de l’ordinaire

24h hors de l’ordinaire

Coorganisateur du 24h de l'innovation et chargé de cours,
École de technologie supérieure (ÉTS)

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24h hors de l’ordinaire

Publié le:
17 mai 2018
Date de l'événement:
Jeudi, 17 mai, 2018 (Jour entier)
Par Daphnée Malboeuf

Ce sont plus de 1000 participants répartis sur cinq continents qui participeront, le 23 mai prochain, aux 24h de l’innovation, une compétition organisée par l’École de technologie supérieure (ÉTS), en marge du Sommet de Montréal sur l’innovation.

L’événement organisé chaque année par l’ÉTS depuis 2012 rassemble des participants issus de partout dans le monde.

Le but de la compétition est simple. Chaque équipe participante doit trouver, en 24 heures des solutions créatives aux défis lancés par des entreprises privées, des institutions publiques ou encore des organismes locaux. 

«C’est un évènement que nous organisons chaque année, en même temps que C2 Montréal, explique le coorganisateur de l’événement et chargé de cours à l’ÉTS, Ahmed Cherifi. Ça débute à 9h (heure de l’Est) et ça se termine 24 heures plus tard. Comme c’est un évènement à l’international, nous devons composer avec les différents fuseaux horaires.»

À l’issue des 24 heures, les équipes doivent présenter leurs solutions aux différents jurys par le biais d’une vidéo de deux minutes. Chaque panel de juges, dispersés dans différents pays du monde, déterminera le projet le plus intéressant de leur secteur. Le jury international, rassemblé à Montréal pour l’occasion, sélectionnera par la suite les trois meilleures vidéos et présentera les trois podiums.

 «Habituellement, lors de cette compétition, nous avons environ 20 sites à l’international», raconte monsieur Cherifi. Les entreprises ou organismes locaux seront appelés à proposer des problématiques, par exemple, un problème auquel ils n’arrivent pas à répondre faute de temps ou de ressources disponibles. Les participants peuvent quant à eux à créer des équipes ou encore à se joindre à des équipes déjà formées, afin de résoudre les différentes problématiques.

Ahmed Cherifi assure que la compétition est ouverte à tous. Les citoyens, professionnels, les élèves de tous les cycles, même du primaire, ainsi que les différentes associations, sont invités à se lancer le défi. «Les candidats sont libres de s’inscrire eux-mêmes. Il n’y a pas de préalables», garantit l’ingénieur de formation.

Chaque membre de l’équipe doit toutefois jouer un rôle précis dans la production de la vidéo. Parmi les thèmes évalués lors de la compétition se retrouvent notamment l’écologie, le développement, la créativité et l’innovation.

«Pour des gens qui ont déjà participé, ça leur a ouvert la porte pour lancer leur entreprise, bâtir des startups, relate Ahmed. C’est un point de départ qui va les inciter à continuer sur une idée de solution à des défis et des problématiques.»

Pour le professeur de l’ÉTS, les 24h de l’innovation représentent une chance unique de voir ce qui se fait ailleurs, tout en continuant d’innover.

«L’idée de base était de reproduire le concept de départ en France. Nous avons décidé de continuer de s’associer aux universités de partout dans le monde, parce que c’est comme un mariage entre différentes cultures, différentes façons de réfléchir. Les universités en Chine, aux États-Unis ou en Europe, auront des idées différentes, assure-t-il. La réflexion, la créativité, à notre avis, n’est pas du tout la même, donc ça peut aller chercher un complément pour développer de nouvelles idées en entrepreneuriat.»

Crédit photos : ReflETS, Pierre-Antoine L.